Julia Halfon

Publié le

L’extraction des dents de sagesse

Les dents de sagesse, aussi appelées troisièmes molaires, sont les dernières dents à se développer chez l’humain. Elles sont situées au fond de la bouche, derrière les deuxièmes molaires. Leur formation se termine en général à la fin de l’adolescence.

 

Lorsque la bouche d’un individu est trop petite pour permettre l’éruption des dents de sagesse, ces dernières demeureront complètement ou partiellement incluses, c’est-à-dire enchâssées à l’intérieur de l’os de la mâchoire. Il s’agit d’un état anormal qui, souvent, exige une intervention en vue d’extraire la dent ou d’en faciliter l’éruption normale.

 

Ces problèmes se manifestent progressivement à partir du moment où la dent incluse pointe en bouche et affecte les dents et la gencive adjacentes.

 

Lorsque les dents sont extraites pendant l’adolescence ou au début de la vingtaine, les conditions de guérison sont plus favorables et les complications, moindres. Voilà pourquoi il est souvent préférable d’évaluer la situation et d’intervenir à ce moment.

D'autres problèmes peuvent également survenir lors de l'apparition des dents de sagesse, surtout quand elles ne « sortent » pas complètement, dont :
  • des infections
  • une inflammation des gencives avoisinantes
  • le développement de kystes ou de tumeurs bénignes
Tiré du site web : www.maboucheensanté.com

Julia Halfon

Publié le

What Are The Normal Side Effects To Look For During Clear Aligner Treatment?

As you start your clear aligner treatment, it’s important to be aware of possible side effects that might occur throughout the process. That way, you can report any issues to your dentist right away so they can be fixed before they become serious problems. Here are the most common side effects associated with this type of orthodontic treatment, along with some tips on how to deal with them if you experience them yourself.

What Are Common Side Effects While Wearing Aligners?

All orthodontic devices have their fair share of side effects and clear aligners are no different. The most common ones you should look out for are:

  • Tooth and jaw soreness
  • Irritation of the lips, gums, and tongue
  • Mild speech changes such as a lisp
  • Bad breath or dry mouth
  • Increased saliva production

Most of these side effects tend to occur toward the beginning of treatment, or when switching to a new tray during treatment. This is usually because it takes some time to get used to having the aligners in your mouth. Although the aligners are smooth and sit up against the teeth, irritation along the lips, gums, and tongue can happen since these areas may rub the edges of the aligner more at first. Tooth and jaw soreness are also common when first starting aligner treatment or switching to a new tray. Luckily, all these side effects are usually temporary and will usually subside after you get more comfortable with your clear aligners.1

How Long Will It Take To Get Used To The Clear Aligners?

The actual time it takes to get used to your aligners depends on your willingness to stick with your treatment. Remember, you don’t have to wear your aligners all day, but the longer you can wear them the more you will get used to them. The only time you should be taking them out is during meals and when you are brushing your teeth. Most patients get used to their clear aligners within a few days and very few patients take more than a week or two. Though you may experience some side effects at first, there is no reason why you can’t wear your aligners 24/7 (except to eat and brush your teeth).

Référencement: https://sparkaligners.com/en-us/news-and-articles/what-are-normal-side-effects-look-during-clear-ali...

Julia Halfon

Publié le

Votre état de santé buccodentaire peut à la fois refléter et affecter votre état de santé général.

Mois de la santé buccodentaire Notre bouche, reflet de notre santé globale Montréal, le 4 avril 2022

Alors que la santé buccodentaire semble préoccuper de plus en plus de Québécoises et de Québécois, l’Ordre des dentistes du Québec veut profiter du mois d’avril, consacré à la promotion de la santé buccodentaire, pour rappeler le rôle essentiel que joue notre bouche dans notre état de santé globale.

Le lien entre les maladies buccodentaires et divers problèmes de santé n’est plus à faire. Dans la mesure où la littérature scientifique le reconnaît clairement, il devient essentiel que nos gouvernements corrigent l’anomalie historique voulant que la bouche soit traitée différemment du reste du corps humain, du point de vue de la couverture publique.

Un examen de la bouche par le dentiste à fréquence régulière permet de déceler de façon précoce certains problèmes de santé. Le dentiste peut ainsi conseiller son patient, agir rapidement et le diriger, si nécessaire, vers les ressources professionnelles de la santé appropriées. Mais encore faut-il que tous les Québécois, et particulièrement les plus démunis, aient accès à un tel examen. À ce sujet, l’Ordre des dentistes du Québec lancera sous peu un outil voué à informer la population des programmes gouvernementaux d’accès aux soins ciblés et des initiatives communautaires soutenues par des dentistes disponibles actuellement. Dans les mois à venir, l’Ordre saisira par ailleurs toutes les occasions pour susciter un débat sur la couverture publique des soins buccodentaires.

CITATION : « La bouche est en quelque sorte le miroir de la santé générale d’une personne. Il importe donc que tous les Québécois portent une attention particulière à la santé de leur bouche et de leurs dents, de la même façon qu’ils se préoccupent de leur santé générale. L’accès aux soins buccodentaires devient plus que jamais un enjeu pour une partie de la population. C’est pourquoi l’Ordre des dentistes souhaite que les conditions favorables soient réunies pour permettre au plus grand nombre de Québécois d’accéder aux soins buccodentaires auxquels ils devraient être en droit de s’attendre dans une société où la santé est une priorité. »

Dr Guy Lafrance, DMD Président de l’Ordre des dentistes du Québec.


Julia Halfon

Publié le

Traitement d'orthodontie avec la technique Invisalign

La technique Invisalign consiste en une méthode qui fait appel à des gouttière transparentes et amovibles appelées aligner. Cette technique gagne beaucoup en popularité depuis les dernières années. Certaines malocclusions se corrigent même plus facilement avec la technique Invisalign.

Les avantages de Invisalign

Les gouttières Invisalign ressemblent à celles utilisées pour le blanchiment des dents. Les gouttières, plus rigides, permettent d’aligner les dents. Elles sont donc presque invisibles et définitivement appréciées de nos patients pour des raisons esthétiques. Plusieurs adultes souhaitent améliorer l’alignement de leurs dents. Toutefois, nombreux ne sont pas favorables à l’idée de porter les fameuses broches. Les adultes préfèrent de loin les avantages de Invisalign. Parce que les gouttières sont amovibles, il est possible de les retirer pour manger et se brosser les dents. Ainsi, l’hygiène dentaire et l’alimentation ne nécessitent pas d’être modifiées. Les parents inquiets concernant l’hygiène de leurs adolescents sont alors rassurés avec Invisalign.

La technique Invisalign gagne donc en popularité auprès de nos patients adultes ainsi que notre plus jeune clientèle.

Les avantages de la technique Invisalign ne sont pas négligeables. Comme déjà mentionné, l’aspect très esthétique des gouttières permet de demeurer plus discrets. De plus, les gouttières amovibles facilitent énormément l’hygiène et principalement l’utilisation de la soie dentaire. Aussi, Invisalign ne nécessite pas de restreindre l’alimentation. Encore un autre avantage, le confort des gouttières. On observe ainsi beaucoup moins d’irritations avec le port des gouttières Invisalign comparativement aux appareils plus conventionnels.

Les rendez-vous avec Invisalign

La plupart des visites durant le traitement sont brèves et ne requièrent qu’un contrôle rapide toutes les 6 à 10 semaines. La planification du traitement Invisalign est analysée virtuellement à l’avance. Le suivi des rendez-vous est donc très pratique pour les gens occupés. De plus, en présence d’un inconfort ou d’un bris, il est facile d’y remédier. Les rendez-vous additionnels pour un besoin particulier sont donc définitivement moindres. Enfin, la simplicité du suivi des rendez-vous représente aussi un des nombreux avantages.


Julia Halfon

Publié le

Qu’est-ce que les maladies parodontales?

Les principales maladies parodontales sont la gingivite et la parodontite. Ce sont des maladies et conditions pathologiques affectant les tissus de support des dents; c’est-à-dire l’os et la gencive. 

La gingivite est l’inflammation de la gencive autour des dents. Cette condition est réversible lorsque traitée. 

La parodontite, par contre, est une pathologie plus sévère détériorant la gencive et l’os supportant les dents.

Les maladies parodontales sont des infections causées par l’accumulation de bactéries pathogènes et de leurs toxines sur le rebord de la gencive au pourtour des dents. Cette affection peut être aggravée par certains facteurs dont les principaux sont l’accumulation de tartre, le tabagisme, la génétique, le stress, le diabète ainsi que certains médicaments.

Les moyens les plus efficaces pour prévenir ces maladies consistent en une hygiène buccale méticuleuse comprenant le brossage des dents, l’utilisation de la soie dentaire et des brossettes, l’arrêt du tabagisme, ainsi que des visites régulières chez votre dentiste pour des détartrages, radiographies et examen de suivi.

La parodontite est caractérisée par une perte du support osseux et par le détachement de la gencive autour des dents conduisant à la formation de  « poches parodontales ». Une parodontite est souvent asymptomatique. Cependant, les principaux signes observés par les patients sont des saignements gingivaux, de l’enflure, le déchaussement des dents, des migrations dentaires et parfois une mauvaise haleine. Lorsque la maladie s’aggrave, les dents deviennent mobiles. Une parodontite non traitée peut conduire à la perte des dents.

Le dépistage de la maladie parodontale est effectué lors des visites de rappel chez votre dentiste. Un simple examen de dépistage effectué par votre dentiste lui permet d’identifier les patients atteints de problèmes parodontaux. Selon les résultats obtenus, plusieurs traitements sont possibles. Lorsque l’atteinte parodontale est confirmée, le dentiste procédera à un examen plus complet du parodonte afin d’en évaluer la texture et la couleur de la gencive de même que la qualité et la quantité de l’os. La profondeur des poches et des déchaussements de chaque dent sont mesurées. Des radiographies sont requises pour compléter l’évaluation. Cette évaluation globale permet de poser un diagnostic, d’identifier les facteurs étiologiques et finalement de pouvoir établir un plan de traitement approprié à la condition de vos gencives, ce qui permettra d’améliorer votre état de santé buccale.


Julia Halfon

Publié le

L'examen dentaire : un aperçu

L'examen dentaire est un exercice essentiel pour conserver votre santé buccodentaire – et seul votre dentiste est en mesure de l'effectuer.

L'examen consiste, en partie, à ce que le dentiste regarde à l'intérieur de votre bouche. Dans le passé, il est possible que vous ne vous soyez pas rendu compte qu'un examen avait lieu. Peut-être pensiez-vous que le dentiste vérifiait simplement le travail effectué par l'hygiéniste.

Pas du tout. En réalité, le dentiste regarde dans votre bouche pour y voir des choses qui peuvent avoir une incidence sur votre santé buccodentaire – et sur votre santé en général. Ce sont souvent des choses que vous ne pouvez pas voir vous-même, mais que votre dentiste parvient à détecter grâce à la formation qu'il a reçue. Voici en gros sur quoi porte l'examen que votre dentiste effectue dans votre bouche :

  • les dents endommagées, absentes ou cariées
  • les signes précoces de carie
  • l'état de vos gencives comme la profondeur des poches parodontales, l'inflammation ou tout autre signe de maladie des gencives (qui peut entraîner une perte de dents ou d'os)
  • si le travail dentaire effectué précédemment, tel les traitements de canal, les obturations et les couronnes, est toujours en bon état
  • les premiers signes de cancer de la bouche et de la gorge, comme des lésions blanches ou des glandes salivaires obstruées
  • tout autre croissance ou kyste suspect
  • la position de vos dents (p. ex. les espaces entre elles, l'occlusion)
  • des signes que vous grincez des dents ou serrez les muscles de votre mâchoire (un problème corrigible qui peut causer des maux de tête ou des douleurs à la mâchoire et qui peut, quand il est grave, entraîner une perte de l'ouïe ou de dents)
  • des signes de saignement ou d'inflammation sur votre langue, à la voûte de votre palais ou au plancher de votre bouche
  • la santé générale et les fonctions de votre articulation temporomandibulaire (qui joint votre mâchoire à votre crâne), vérifiant s'il y a des signes d'affections qui peuvent causer de la douleur ou de la sensibilité
  • l'état général des os de votre visage, de votre mâchoire et autour de votre bouche

L'examen dentaire permet de détecter tôt des problèmes – avant que vous ne puissiez les voir ou les sentir – au moment où il est beaucoup plus facile et beaucoup moins dispendieux de les traiter.

En plus de l'inspection visuelle de votre bouche, l'examen comprend :

  • la récapitulation de vos antécédents médicaux, de manière à ce que le dentiste soit au courant de votre état de santé et de tout trouble qui pourrait nuire au succès des traitements ou des procédures dentaires ou qui pourrait être associé à des problèmes de santé buccodentaire.

L'examen peut également comprendre :

  • un examen de la région de votre cou, le dentiste tâtant alors les glandes et les ganglions lymphatiques pour y détecter des signes possibles d'inflammation pouvant indiquer des problèmes de santé généraux; et
  • des radiographies au besoin. Les radiographies peuvent révéler des problèmes comme des caries sous des obturations existantes, des dents de sagesse incluses, des caries sous le rebord marginal des gencives ainsi que des pertes d'os causées par la maladie des gencives.

Votre dentiste vous expliquera sans doute ce qui se passe durant l'examen et vous présentera un compte rendu des résultats. Sinon, assurez-vous de l'interroger. À titre de patient, vous êtes un partenaire à part entière en ce qui a trait à vos soins dentaires.

Points à vérifier

Ce que vous devez dire à votre dentiste

Plus votre dentiste en sait au sujet de votre santé générale, plus il peut répondre efficacement à vos besoins en santé buccodentaire. Assurez-vous de mentionner les points suivants :

  • tout nouveau trouble médical qui a été diagnostiqué depuis votre dernière visite, comme le diabète ou le sida, même si ce ne semble pas pertinent – votre dentiste a besoin de savoir pour gérer convenablement vos traitements et votre programme de prévention
  • tout nouveau médicament que vous prenez (les effets secondaires comprennent souvent une bouche sèche et des gencives hypertrophiées)
  • si vous êtes enceinte
  • si vous avez des allergies
  • tout changement que vous avez remarqué au sujet de vos dents, comme leur couleur, leur desserrement ou leur position
  • tout changement que vous avez remarqué dans l'état de vos gencives, comme des saignements lorsque vous vous brossez les dents ou utilisez la soie dentaire ou des changements dans leur apparence
  • toute sensibilité accrue à la chaleur, au froid ou aux aliments sucrés
  • s'il y a des endroits rugueux où la soie dentaire accroche et s'effiloche
  • tout changement de la couleur de votre peau à l'intérieur de votre bouche
  • si vous fumez ou mâchez du tabac (ce qui accroît le risque du cancer de la bouche)
  • si les muscles de votre cou ou de votre mâchoire sont serrés ou si vous êtes conscient que vous grincez des dents ou les serrez
  • si vous éprouvez de la nervosité au sujet de vos rendez-vous chez le dentiste – grâce à de nouvelles méthodes, la dentisterie moderne est plus confortable pour les patients, et en parler à votre dentiste peut vous rassurer et vous aider à vous détendre

Article tiré de l'Association Dentaire Canadienne, 2019

Julia Halfon

Publié le

Un peu d'histoire : La renaissance du quartier situé au sud-ouest du Vieux-Montréal, Griffintown

Situé à environ un kilomètre au sud-est des gratte-ciel du centre-ville de Montréal, le quartier de 67 hectares appelé Griffintown a déjà été le creuset de la révolution industrielle au Canada. Il y a plus de cent ans, des usines sont apparues le long du canal Lachine, dont les redoutables rapides avaient freiné l’explorateur français Jacques Cartier dans sa recherche du passage du nord-ouest vers la Chine.

À la belle époque, au 19e siècle et au début du 20e siècle, le Griff, comme l’appelaient les résidents, accueillait une population bigarrée, généralement composée d’ouvriers pauvres. Des décennies plus tard, épuisé par les transformations sociales et économiques, le quartier est presque devenu une ville fantôme. Mais à l’orée du 21e siècle, Griffintown renaîtra de ses cendres et deviendra un quartier huppé. On y trouve aujourd’hui de nombreuses tours à condo qui jouxtent des bars, restaurants et cafés à la mode.

Lorsque les fortifications enclavant le Vieux-Montréal sont finalement démolies, au début des années 1800, la zone située au sud-ouest, qui était auparavant une seigneurie, est destinée à devenir la première banlieue de la ville. Le marchand irlandais, Thomas McCord, avait déjà obtenu un bail de 90 ans sur ce territoire. Mais McCord doit retourner en Irlande pour régler quelques affaires et un partenaire peu scrupuleux profite de son absence pour vendre la terre illégalement à Mary Griffin. Elle subdivise le territoire, y fait construire les premières routes et des habitations à loyer modique.

McCord sera finalement compensé, après une acrimonieuse lutte juridique, mais le quartier conservera le nom de Griffintown.

Bon nombre de ses premiers résidents participèrent à la construction du canal Lachine. Lancé en 1825, ce projet pharaonique garantissait du travail à un afflux constant d’immigrants, pour la plupart Irlandais. Cet afflux se transforma en marée après la famine qui sévit en Irlande en 1840, forçant des millions d’Irlandais à chercher une vie meilleure en Amérique du Nord. Les nouveaux habitants de Griffintown contribuèrent à creuser et à élargir le canal Lachine, afin qu’il puisse accueillir de plus gros navires pouvant transporter les produits des minoteries, des fonderies, des brasseries, des moulins à scie et des usines de textile, regroupées le long des berges du canal.

Le quartier reste principalement irlandais pendant une partie du 20e siècle, mais la Grande dépression éprouve les familles et, plus tard, l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959, annonce la fin du trafic commercial sur le canal Lachine.

Black and white photograph
Griffintown, 1896
MUSÉE MCCORD

L’administration du maire de l’époque, Jean Drapeau, déclare la zone strictement industrielle en 1963, signifiant du coup qu’aucune propriété résidentielle ne pouvait être reconstruite si elle était détruite. La construction de l’autoroute Bonaventure pour l’Expo 67 fendit littéralement le quartier, accélérant la fermeture des usines et le départ des quelques familles restantes de Griffintown. La population chuta à moins de 600 personnes.

Heureusement pour les visiteurs d’aujourd’hui, il reste une rangée des maisons de briques du 19e siècle qui ont abrité une partie de la population du quartier. Sur le côté nord de la rue de la Montagne, on peut apercevoir une série de maisons de ville en briques rouges construites au début des années 1880. Elles sont caractérisées par des toits à mansarde, des lucarnes et une porte cochère : une ouverture pratiquée pour que les chevaux tirant des charrettes puissent pénétrer dans les cours arrière. Ces demeures étaient cependant des taudis – surpeuplées et mal chauffées, elles favorisaient la prolifération des bactéries. En 1846-1847, six mille habitants de Griffintown et de la zone juste au sud du canal Lachine succombèrent au typhus et furent enterrés dans une fosse commune marquée par une pierre gravée haute de trois mètres, près du pont Victoria.

En 1852, un incendie détruisit la moitié de la ville. Les crues du fleuve Saint-Laurent causaient régulièrement des inondations, noyant les rues sous plusieurs mètres d’eau.

Sketch
Des immigrants irlandais de Griffintown affrontent les inondations printanières dans ce dessin d’Edward Jump.
MUSÉE MCCORD

De l’autre côté de ces maisons de ville se trouve un parc de forme triangulaire, qui était autrefois le cœur social et spirituel de la communauté. Il s’agit du site de l’église Sainte-Anne, qui a ouvert ses portes en 1854, la deuxième église catholique de la ville (la construction de la basilique Saint-Patrick, qui accueillait les familles irlandaises plus aisées, fut terminée en 1847). La fermeture de l’église Sainte-Anne et sa démolition en 1970 sont considérées par plusieurs comme le coup de grâce de cette communauté. Seuls quelques vestiges des murs de l’église subsistent. Les bancs du parc sont disposés de façon à faire face à ce qui serait aujourd’hui l’une des plus anciennes églises de la ville.

Très peu d’usines du quartier survécurent. La plus ancienne est la New City Gas Company, au coin de Dalhousie et Ottawa. Elle fut construite en 1859, en brique et en pierre calcaire, afin de brûler le coke qui servait à produire le gaz éclairant les rues de Montréal. Le bâtiment possède un toit très caractéristique et des murs ponctués de contreforts simples et élégants. John Ostell, un des architectes qui a travaillé à la structure originale, a également conçu le Arts Building de l’Université McGill en 1837, un des attraits les plus reconnaissables de Montréal.

À deux pâtés de maisons au sud-ouest, un bombardier Liberator de la RAF s’écrase lors d’un vol vers l’Angleterre, tuant quinze personnes. On trouve également, à proximité, le Horse Palace de Griffintown, des écuries construites en 1860. Encore aujourd’hui, on y accueille les chevaux qui tirent les calèches du Vieux-Montréal.

Aucun voyage à Griffintown ne serait complet sans une visite du canal Lachine, dont le développement est aujourd’hui axé sur les loisirs, et non sur le commerce. Un sentier pavé de 12 kilomètres suivant le canal, partant du Vieux-Montréal et traversant Griffintown, pour atteindre Lachine, dans l’ouest, est un endroit de choix pour les visiteurs. Les écluses, restaurées en 1990, sont ouvertes aux plaisanciers depuis 2002. Le long des rives du canal, on peut encore apercevoir des bollards, des bornes d’amarrage en forme de champignon qui servaient à immobiliser les bateaux.


Cet article est paru dans le numéro avril-mai 2017 du magazine Canada’s History.                                                                                  Pierre Home-Douglas est un auteur-pigiste vivant à Montréal.